Botanique & nature
Rue (Ruta graveolens) appartient à la famille des rutacées. On en utilise traditionnellement feuilles, sommités. Sa saveur est très amère, âcre, et la tradition énergétique la classe comme chaude et sèche.
La rue (Ruta graveolens), de la famille des Rutacées, est un sous-arbrisseau vivace au feuillage d’un vert bleuté glauque, très caractéristique. Ses feuilles, découpées en petits lobes arrondis et charnus, sont parsemées de glandes qui exhalent une odeur forte et pénétrante, à la fois âcre et amère, d’où son épithète graveolens, « à odeur forte ». En été, elle porte de petites fleurs jaunes à pétales frangés, aux étamines bien visibles. Originaire du pourtour méditerranéen, elle aime les sols secs, calcaires et bien ensoleillés, et forme des touffes denses dans les jardins. Sa saveur est très amère et âcre. Mieux vaut manipuler son feuillage avec prudence, car son contact peut sensibiliser la peau au soleil. Plante ornementale, elle a longtemps tenu une place de choix dans les jardins de simples.
Vertus prêtées
Dans la tradition
« Herbe de grâce » des bénédictions, la rue est dans la tradition l'une des grandes plantes de protection contre le mauvais œil et les maléfices.
Symbolisme céleste
Reliée au Soleil, elle symbolise la grâce, la protection et la clairvoyance. Léonard de Vinci la disait amie de la vue ; les exorcistes en usaient.
Histoire & folklore
Dans la tradition, la rue est l’une des grandes plantes de protection contre le mauvais œil et les maléfices, au point d’être appelée herbe de grâce. Le folklore rapporte qu’un brin de rue trempé dans l’eau bénite servait à asperger et à bénir les lieux et les personnes, geste de purification largement répandu. On la suspendait en bouquet de protection au-dessus du seuil, et l’on portait sur soi une amulette à son image : la fameuse cimaruta italienne, petit talisman en forme de rameau de rue, était réputée écarter le mauvais œil. Reliée au Soleil et à l’élément Feu, elle symbolise la grâce, la protection et la clairvoyance. La tradition rapporte que Léonard de Vinci la disait amie de la vue et que les exorcistes la comptaient parmi leurs herbes. Plante âcre et solaire, la rue incarne dans l’imaginaire ancien la vertu qui repousse l’ombre et rend l’œil clair.
Usages traditionnels
Brin trempé dans l'eau bénite pour asperger et bénir, suspendu en bouquet de protection, porté en amulette contre le mauvais œil (le fameux « cimaruta »).
Rue en correspondances
Dans la tradition de l'herboristerie astrologique, la rue est placée sous la régence de Soleil et rattachée à l'élément feu, en résonance avec le signe du Lion. On l'accorde volontiers à des pierres comme tourmaline noire et œil de tigre.
Plante TOXIQUE et fortement photosensibilisante (brûlures au soleil) : ne pas ingérer, abortive, à proscrire pendant la grossesse, manipuler avec des gants. Usage symbolique uniquement.