Botanique & nature
Sureau noir (Sambucus nigra) appartient à la famille des adoxacées. On en utilise traditionnellement fleurs, baies cuites. Sa saveur est florale (fleurs), et la tradition énergétique la classe comme fraîche et sèche.
Le sureau noir (Sambucus nigra) est un grand arbuste, parfois petit arbre, de la famille des Adoxacées. Ses rameaux renferment une moelle blanche tendre et portent des feuilles composées, opposées, formées de folioles dentées d’un vert mat. À la fin du printemps s’épanouissent de larges corymbes plats de petites fleurs crème, au parfum suave et caractéristique ; leur succèdent en fin d’été de menues baies noir violacé, pendantes en grappes, consommées seulement cuites. Très répandu en Europe, le sureau colonise les haies, les lisières, les talus humides et les abords des habitations. Son nom latin Sambucus est ancien et incertain ; le surnom d’« arbre de la Dame Sureau » renvoie au riche folklore qui l’entoure. On rappellera que ses parties crues, en particulier les baies non cuites, ne se consomment pas en l’état.
Vertus prêtées
Dans la tradition
Arbre du seuil et des fées, le sureau est dans la tradition une plante de protection puissante, gardienne des passages et des lisières.
Symbolisme céleste
Relié à Vénus et au monde des fées, il symbolise la protection, le passage et le lien à l'autre monde. Le couper portait malheur, selon le folklore européen.
Histoire & folklore
La tradition entoure le sureau d’une aura singulière, en arbre du seuil et des lisières, gardien des passages entre les mondes. Le folklore d’Europe du Nord lui prêtait un esprit tutélaire, la « Dame Sureau », à qui l’on demandait, dit-on, la permission avant de couper l’arbre, sous peine de malheur. On le rattachait volontiers à Vénus et à l’élément Eau, et au monde des fées dont il passait pour un repaire. La tradition en faisait une plante de protection puissante : on disait qu’un sureau planté près du logis veillait sur la maisonnée, et l’on disposait ses fleurs séchées sur le seuil pour garder l’entrée. Plante des frontières, on l’associait aussi aux rites de passage et au lien avec l’autre monde. Arbre respecté entre tous, le sureau gardait dans l’imaginaire populaire la double figure du protecteur bienveillant et du gardien qu’il ne fallait pas offenser.
Usages traditionnels
Fleurs séchées disposées sur le seuil pour la protection ; arbre traditionnellement respecté, qu'on ne coupait pas sans en demander la permission à la « Dame Sureau ».
Sureau noir en correspondances
Dans la tradition de l'herboristerie astrologique, le sureau noir est placé sous la régence de Vénus et rattaché à l'élément eau, en résonance avec le signe de la Balance. On l'accorde volontiers à des pierres comme tourmaline noire et labradorite.
Les baies crues, les feuilles, l'écorce et les rameaux sont toxiques (composés cyanogènes) : les baies ne se consomment que cuites. Ne jamais confondre avec le sureau yèble, toxique. Usage symbolique pour le reste.