On parle du jade comme d'une seule pierre, mais le mot recouvre en réalité deux minéraux différents : la jadéite et la néphrite. Tous deux verts, tenaces et vénérés depuis des millénaires, mais distincts. Démêlons cela.
Deux minéraux, un seul nom
Le terme « jade » est ancien et commercial. Ce n'est qu'au XIXᵉ siècle que la science a montré qu'il désignait deux espèces : la jadéite (un pyroxène) et la néphrite (une amphibole). La jadéite, plus rare et plus dure, fournit le précieux « jade impérial » vert translucide ; la néphrite, plus répandue, donne les jades crème et vert sombre des objets traditionnels.

Comment les distinguer
- ◔
Jadéite
Dureté 6,5-7, aspect granuleux et brillant, couleurs vives (vert émeraude, lavande). Surtout de Birmanie.
- ◑
Néphrite
Dureté 6-6,5, aspect plus fibreux et « gras », vert plus sombre ou crème. Chine, Canada, Nouvelle-Zélande.
- ⚠
Les faux jades
Beaucoup de « jades » bon marché sont en réalité de la serpentine (notamment la bowénite) ou du quartz teint, plus tendres.

Histoire et tradition
Les deux jades ont été sacrés : la néphrite en Chine dès le Néolithique (disques rituels, sceaux) et chez les Maoris de Nouvelle-Zélande (le pounamu), la jadéite chez les Olmèques et les Mayas. Dans la tradition lithothérapeutique, on prête au jade, quel qu'il soit, l'harmonie, la sérénité, la chance et la longévité. Pour d'autres pierres du cœur, voyez notre guide des pierres vertes.
Données minéralogiques factuelles ; usages relevant de la tradition de bien-être.
