Résine · Burséracées
Copal (Bursera bipinnata)
Bursera bipinnata : Copal, Didier Descouens · CC BY-SA 4.0
Soleil · Feu

Copal

Bursera bipinnata, Copalli, Encens des Mayas, Or des dieux

Résine sacrée de Mésoamérique (son nom vient du nahuatl copalli), le copal est dans la tradition la fumée des offrandes, de la purification et du lien aux ancêtres.

Soleil Feu Résine
La matière

Origine & nature

Copal (Bursera bipinnata) est une résine de la famille des burséracées, d'origine Mexique, Amérique centrale. La tradition le place sous la régence de Soleil, dans l'élément feu.

Le copal est une résine claire produite par plusieurs arbres d’Amérique, notamment du genre Bursera, ici Bursera bipinnata, de la famille des Burséracées. Ces arbres aromatiques croissent au Mexique et en Amérique centrale. La résine s’écoule des incisions de l’écorce et durcit en larmes ou en plaques allant du translucide doré au blanc laiteux, selon la qualité. Récoltée puis séchée, elle est cassante et légère. Sur un charbon ardent, le copal fond et libère une fumée claire, fraîche et nettement résineuse, presque pinède, plus vive et plus aérienne que celle de l’oliban. Son nom vient du nahuatl copalli. Quelques larmes suffisent à parfumer une pièce, que l’on prendra soin d’aérer ensuite généreusement.

La tradition

Vertus prêtées

Dans la tradition

Résine sacrée de Mésoamérique (son nom vient du nahuatl copalli), le copal est dans la tradition la fumée des offrandes, de la purification et du lien aux ancêtres.

Symbolisme céleste

Relié au Soleil, il symbolise l'offrande, la purification et le pont entre les vivants et les ancêtres. Les Mayas le nommaient « l'encens des dieux ».

À travers les âges

Histoire & usages rituels

Le copal est la grande résine sacrée de la Mésoamérique. La tradition rapporte qu’il montait en offrande sur les autels des cités mayas et aztèques, sa fumée claire reliant les vivants au monde des dieux et des ancêtres. Relié au Soleil et à l’élément Feu, il est associé à la purification, à l’offrande et au lien avec ceux qui ont précédé. On le surnommait « l’encens des dieux » et « l’or des dieux », tant sa fumée était précieuse dans les cérémonies. Cet usage rituel ne s’est pas éteint : on le brûle encore lors des célébrations du Jour des morts, pour appeler et honorer la mémoire des défunts. Présenté comme une résine de passage et de communion, le copal accompagne les seuils et les prières. On le consume par petites quantités sur un charbon, dans une pièce bien aérée.

La pratique

Comment l'employer

Brûlé sur charbon, il libère une fumée claire et résineuse, fraîche. Offert aux temples mayas et aztèques ; encore brûlé lors du Jour des morts.

Pour le matériel et la méthode pas à pas, voir le guide Bien fumiger.

Les correspondances

Copal en correspondances

Dans la tradition des fumigations, le copal est rattaché à Soleil et à l'élément feu, parmi les matières de type résine. On l'accorde volontiers à des plantes de l'herbier comme sauge officinale et armoise.

⚠ Précautions de fumigation

Aérer largement. Prudence asthme, grossesse, enfants et animaux. Surveiller le charbon. Privilégier une récolte respectueuse des forêts.

Le brûle-parfum

Encens compagnons

Les usages décrits relèvent de traditions populaires et symboliques. Toute fumigation se fait dans un lieu aéré ; prudence en cas d'asthme, pendant la grossesse, et auprès des enfants et des animaux. Ceci ne constitue pas un conseil médical.

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