Origine & nature
Myrrhe (Commiphora myrrha) est une résine de la famille des burséracées, d'origine Corne de l'Afrique, péninsule Arabique. La tradition le place sous la régence de Lune, dans l'élément eau.
La myrrhe est une gomme-résine issue d’arbustes épineux du genre Commiphora, ici Commiphora myrrha, autre membre des Burséracées proche du Boswellia. Ces buissons résistants croissent dans les terres sèches de la Corne de l’Afrique et de la péninsule Arabique. Lorsque l’écorce est blessée, un suc s’écoule et durcit en larmes irrégulières, brun-rouge à brun sombre, parfois veinées de blanc. Récoltées puis séchées, elles sont denses et cassantes. Sur un charbon ardent, la myrrhe ne fond pas aussi nettement que l’oliban : elle se consume en dégageant une fumée épaisse, terreuse et balsamique, à la note nettement amère et chaude. Un grain ou deux suffisent largement ; on aère ensuite la pièce, car son sillage est tenace.
Vertus prêtées
Dans la tradition
Résine sombre et amère, la myrrhe est dans la tradition la compagne de l'oliban : herbe lunaire du recueillement, du deuil consolé et des passages.
Symbolisme céleste
Reliée à la Lune, elle symbolise l'intériorité, le souvenir des défunts et la transformation. Présent des Rois mages, elle servait aussi à l'embaumement.
Histoire & usages rituels
Compagne de l’oliban dans les temples, la myrrhe forme avec lui le mélange classique des encensements anciens. La tradition la relie à la Lune et à l’élément Eau : elle évoque l’intériorité, le recueillement, le souvenir des défunts et les passages d’une étape de vie à une autre. Résine sombre et amère, elle accompagnait les rites de deuil et entrait, dit-on, dans les préparations d’embaumement de l’Égypte ancienne, où elle symbolisait la conservation et la transformation. Présentée comme l’un des dons des Rois mages, elle porte une charge plus grave que son pendant solaire, plus tournée vers le dedans que vers le ciel. Les officiants la brûlaient pour favoriser la méditation, honorer la mémoire et marquer les seuils. On la consume par petites quantités sur un charbon, dans une pièce que l’on veillera à bien aérer.
Comment l'employer
Larmes brûlées sur charbon, seules ou mêlées à l'oliban (le mélange classique des temples). Sa fumée est plus dense et terreuse ; un grain ou deux suffisent.
Pour le matériel et la méthode pas à pas, voir le guide Bien fumiger.
Myrrhe en correspondances
Dans la tradition des fumigations, la myrrhe est rattachée à Lune et à l'élément eau, parmi les matières de type résine. On l'accorde volontiers à des plantes de l'herbier comme armoise et cyprès.
Aérer largement. Déconseillée pendant la grossesse. Prudence en cas d'asthme et auprès des enfants et des animaux. Surveiller le charbon.