Botanique & nature
Aubépine (Crataegus monogyna) appartient à la famille des rosacées. On en utilise traditionnellement fleurs, sommités fleuries, fruits (cenelles). Sa saveur est florale, légèrement amère, et la tradition énergétique la classe comme tempérée.
L’aubépine (Crataegus monogyna) est un arbuste épineux, voire un petit arbre, de la famille des Rosacées, formant des haies denses et impénétrables. Ses rameaux portent de fortes épines acérées et des feuilles alternes, profondément découpées en lobes, d’un vert luisant. Au mois de mai, l’arbuste se couvre d’une abondante floraison blanche, parfois rosée, aux fleurs odorantes groupées en bouquets, chacune ne renfermant le plus souvent qu’un seul style, d’où l’épithète monogyna. À l’automne lui succèdent de petits fruits rouges, les cenelles. Très commune dans les campagnes d’Europe, l’aubépine pousse en lisières, talus et haies champêtres. Son nom français, issu du latin alba spina, signifie « épine blanche ». On en récolte les fleurs, les sommités fleuries et les fruits.
Vertus prêtées
Dans la tradition
Buisson du mois de mai et des fées, l'aubépine est dans la tradition l'arbre du seuil, de la protection du foyer et du cœur apaisé.
Symbolisme céleste
Reliée à Mars par ses épines, elle symbolise la protection, le passage du printemps et l'amour qui s'ouvre. Pilier des fêtes de Beltane.
Histoire & folklore
On disait de l’aubépine qu’elle était l’arbuste du mois de mai et le buisson des fées. La tradition la rattachait à Mars par ses épines, et en faisait une herbe du seuil, de protection du foyer et du cœur apaisé. On en disposait des fleurs séchées sur le seuil au mois de mai pour, croyait-on, garder la maison, et l’on accrochait un rameau fleuri à la porte en signe de bénédiction printanière. On la respectait comme un arbre habité : la couper sans raison passait pour attirer le malheur, et l’on contournait volontiers les vieilles aubépines isolées. Reliée au Bélier et à l’élément Feu, elle symbolisait la protection, le renouveau et l’amour qui s’éveille. Pilier des fêtes de Beltane, qui célébraient le retour de la belle saison, on la tressait en couronnes et on l’associait aux rites de mai. Buisson des frontières et des lisières, l’aubépine gardait, dans l’imaginaire, le passage entre les mondes.
Usages traditionnels
Fleurs séchées disposées sur le seuil au mois de mai pour la protection ; rameau fleuri accroché à la porte ; arbre respecté qu'on évitait de couper.
Aubépine en correspondances
Dans la tradition de l'herboristerie astrologique, l’aubépine est placée sous la régence de Mars et rattachée à l'élément feu, en résonance avec le signe du Bélier. On l'accorde volontiers à des pierres comme quartz rose et rhodonite.
Plante du cœur : demander impérativement un avis médical en cas de traitement cardiaque ou de grossesse. Usage symbolique pour le reste.