Santalacées
Gui (Viscum album)
Viscum album : Gui, Walther Otto Müller · Public domain
Soleil · Air

Gui

Viscum album, Herbe de la Saint-Jean, Bois de la Sainte-Croix, Guy

Plante sacrée des druides qui le cueillaient sur le chêne avec une serpe d'or, le gui est dans la tradition l'herbe du seuil, de la paix et du « Au gui l'an neuf ».

Soleil Air Lion
Le végétal

Botanique & nature

Gui (Viscum album) appartient à la famille des santalacées. On en utilise traditionnellement rameaux, feuilles. Sa saveur est , et la tradition énergétique la classe comme chaude et sèche.

Le gui (Viscum album) est une plante hémiparasite de la famille des Santalacées, qui pousse en touffe arrondie sur les branches de certains arbres, notamment des feuillus et des conifères. Il forme une boule de rameaux verts, fourchus et cassants, portant des feuilles épaisses, allongées et coriaces, disposées par paires et restant vertes toute l’année. Au cœur de l’hiver apparaissent de petites baies translucides, blanches et collantes, qui contiennent une pulpe gluante dont les graines se fixent sur l’écorce des hôtes. Le gui puise sève et eau dans l’arbre support grâce à des suçoirs enfoncés sous l’écorce. Son nom latin viscum désigne précisément cette glu. On en récolte les rameaux et les feuilles, sans usage alimentaire.

La tradition

Vertus prêtées

Dans la tradition

Plante sacrée des druides qui le cueillaient sur le chêne avec une serpe d'or, le gui est dans la tradition l'herbe du seuil, de la paix et du « Au gui l'an neuf ».

Symbolisme céleste

Relié au Soleil et au solstice d'hiver, il symbolise l'immortalité (toujours vert), la paix et le passage à l'an neuf. Les Celtes le nommaient « celui qui guérit tout ».

La mémoire des plantes

Histoire & folklore

On disait du gui qu’il était plante sacrée entre toutes, et la tradition rapporte que les druides le cueillaient sur le chêne avec une serpe d’or, le recevant dans un linge blanc sans qu’il touchât terre. Relié au Soleil et au solstice d’hiver, il symbolisait l’immortalité par sa verdeur persistante au cœur de la mauvaise saison, ainsi que la paix et le passage à l’an neuf, célébré par le vieux cri « Au gui l’an neuf ». On le suspendait au plafond ou au-dessus de la porte comme porte-bonheur, et l’on y échangeait, dit-on, un baiser durant les fêtes de fin d’année. Les Celtes, racontait-on, le nommaient « celui qui guérit tout », tant on lui prêtait de vertus. Herbe du seuil et de la trêve, le gui incarnait dans l’imaginaire le lien entre ciel et terre et la promesse d’un recommencement. On évitait, croyait-on, de le laisser tomber au sol.

La pratique

Usages traditionnels

Suspendu au plafond pour la protection et le baiser des fêtes de fin d'année ; rameau accroché au-dessus de la porte comme porte-bonheur.

Les correspondances

Gui en correspondances

Dans la tradition de l'herboristerie astrologique, le gui est placé sous la régence de Soleil et rattaché à l'élément air, en résonance avec le signe du Lion. On l'accorde volontiers à des pierres comme ambre et citrine.

⚠ Précautions

Plante TOXIQUE : baies et feuilles sont dangereuses si ingérées, surtout pour les enfants et les animaux. À tenir hors de portée. Usage strictement décoratif et symbolique, jamais alimentaire.

Le jardin

Plantes associées

Les usages décrits relèvent de traditions populaires et symboliques. Ils ne constituent pas un conseil médical et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

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